 
L'Étioposturothérapie
est née au Québec dans l'école de M. Joël
Lemaire (Étiopathe). J'y ai reçu une formation de
quatre années, assurée par des enseignants(es) du Québec,
de France et de Belgique. Cette thérapie manuelle est une combinaison
de l'Étiopathie et de la Posturopodie :
* L'Étiopathie
(du grec aïtia : cause et pathos : souffrance) est une thérapie
fonctionnelle, cousine germaine de l'Ostéopathie, utilisant quasiment
les mêmes techniques musculaires, viscérales et appliquant
le même principe d'autoguérison du corps humain. Elle a
été mise au point par M. Christian Trédaniel au
début des années soixante et s'appuie sur une construction
logique de «suites étiopathiques» remontant de proche
en proche, de système en système à l'origine d'une
lésion... L'Étiopathie, en France, est tout de même
encore très axée vers un rétablissement de la fonction
vitale en agissant sur la biomécanique et en appliquant des techniques
ostéo-articulaires, alors que l'Étioposturothérapie
privilégie les techniques sur les tissus mous et sur les chaînes
musculaires.
* La
Posturopodie allie les principes de la Posturologie du Professeur
Pierre-Marie Gagey (fondateur de L'Association de Développement
de la Posture) et ceux de la reprogrammation posturale par semelles
à informations millimétriques de M. Philippe Villeneuve
(Podologue français, actuel président de l'Association
de Posturologie Internationale). Cette information podale a l'avantage
d'agir à notre insu, à chaque pas que nous faisons et
lors des stations debout prolongées. C'est le Système
Postural Fin qui en assure la bonne intégration sensorielle et
des réponses motrices adaptées, dans le but de réduire
l'intensité des douleurs musculo-squelettiques.
L'Étioposturothérapie
utilise comme grille de lecture l'observation de l'Être humain
debout, luttant contre les effets de la gravité et utilisant
ses sens pour interagir avec son environnement. Cette thérapie
vise à minimiser les douleurs musculo-squelettiques, viscérales
reliées à la station debout et les différentes
contraintes qui en découlent (les stations assises et couchées
sont également prises en compte dans le traitement). Elle rétablit
l'équilibre et les fonctions vitales qui sont très souvent
perturbées par ces dysharmonies posturales. C'est une approche
systémique qui a été enrichie, en terme d'apprentissage
de techniques douces, par :
- l'enseignement de M.
Philippe Campignion sur la méthode GDS des chaînes musculaires
(étirements spécifiques et réaccordage musculaire
global) issue de Mesdames Godelieve Denys Struyf et Mézières.
- l'enseignement de M.
Jean-Luc Safin sur l'Orthopractie (méthode Moneyron), traitement
debout par vibration tendineuse et information manuelle sur les tissus
mous, visant à créer une reprogrammation neuro-sensorimotrice
et neuro-végétative très intéressante dans
la réalisation d'un traitement postural...
Concrètement, l'Étioposturothérapie
demande de procéder à une évaluation posturale,
une vérification des organes sensoriels qui garantissent une
bonne neurophysiologie de la posture, un déparasitage de tous
les messages nociceptifs agressant le corps humain et enfin, une reprogrammation
posturale adaptée. Elle s'exerce de la manière suivante
:
Soins manuels
sur les muscles et les fascias (sidérations et tracés
musculaires, vibration tendineuse...), sur les viscères, sur
le diaphragme, sur l'appareil manducateur (lieu privilégié
des états de stress) etc... pour rétablir la physiologie
perturbée.
Vérification
des entrées du Système Postural Fin (oeil, oreille interne,
pied...) par divers tests d'évaluation. Reprogrammation neuro-sensorimotrice,
afin de corriger l'intégration des informations sensorielles
et l'exactitude des réponses motrices correspondantes, par une
réactivation des réflexes posturaux.
Harmonisation
de l'action combinée des chaînes musculaires qui, trop
souvent, entrent en compétition et agissent à l'excès
pour verrouiller le corps dans des attitudes qui ne permettent plus
à ce dernier de conserver une bonne capacité d'adaptation
et de fonctionner sans douleur.
L'Étioposturothérapeute
peut, au cas par cas, avoir recours à des outils thérapeutiques
très efficaces dont une gouttière hydrostatique d'occlusion,
des semelles de posture à informations millimétriques,
des exercices de stretching oculaire, d'harmonisation des chaînes
musculaires et des exercices de réorganisation neurofonctionnelle
(psycho-motricité)...
Il peut aussi référer
ses patients à des spécialistes de la santé pour
traiter des perturbations physiologiques plus complexes en complémentarité
de ses traitements et, surtout, suivre l'influence que cela entraîne
sur le plan de traitement postural qu'il préconise. Il se doit
également de référer à la médecine
générale tout cas de pathologie avérée ou
fortement suspectée car cela n'est plus dans son champ de compétences.
Cette thérapie,
qui a déjà fait ses preuves en Europe depuis une quarantaine
d'années, se situe à mi-chemin entre les médecines
douces et la médecine traditionnelle, dans le sens qu'elle s'emploie
à réaliser des études cliniques validées
scientifiquement (influence des oscillations posturales sur la physiologie
humaine). Elle utilise également un outil de mesure mathématique,
la table de stabilométrie, pour quantifier la posture en analysant
la projection au sol du centre de gravité de l'individu, avant
et après la thérapie.

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